6. Toute bonne chose a une fin

6. Toute bonne chose a une fin

Les deux jours qui avaient suivi la venue de Charlie s’étaient révélés féeriques pour Charlotte. Elle avait l’impression de se noyer dans un océan de guimauve à la fraise. Le lendemain de son apparition tardive dans l’entrée de sa chambre, ils avaient passé la journée au lit à faire l’amour. Le jour suivant également, jusqu’à ce qu’ils se décident à sortir de leur tanière pour profiter un peu du soleil et des paysages de Roumanie. Charlotte n’avait pas eu le cœur d’avouer à Charlie qu’elle partirait prochainement. Elle se sentait mal quand elle songeait que cette idylle prendrait bientôt fin. Elle ne s’attendait pas à ce qu’ils s’attachent autant l’un à l’autre. Au-delà de la passion, leur complicité lui manquerait plus que tout. Mais elle n’était pas idiote. Elle savait pertinemment que la séparation serait difficile et que les relations longue distance étaient de l’ordre de l’utopie. Elle avait trop souvent vu certaines amies à elles déchanter au bout de quelques mois. Non, elle n’attendait rien et pourtant, elle ne pouvait pas empêcher la tristesse d’envahir son cœur à l’idée de ce qu’elle allait perdre. Elle se consolait en se disant que de toute manière, elle ne le connaissait pas vraiment, qu’il ne s’était jamais confié sur sa vie ou sa famille… Ce qui voulait tout dire. Quand un homme était si peu bavard, c’est qu’il ne voyait pas plus loin que le sexe et n’envisageait pas d’histoire à long terme. C’était tellement évident ! Elle aurait dû s’en sentir soulagée, mais une part d’elle-même se sentait légèrement vexée à l’idée qu’il ne s’intéresse pas plus à elle. Ce qui était parfaitement idiot vu le contexte précaire de leur relation !

— Tiens, Charlotte ! s’exclama Charlie en lui tendant un morceau de plăcintă, un friand feuilleté sucré aux pommes. Il faut que tu goûtes celui-là, il est vraiment trop bon.

Elle prit le morceau qu’il lui tendait et le mangea avec délice. Ils avaient décidé de consacrer leur journée à la gastronomie roumaine et elle l’avait impressionné par un estomac plutôt coriace.

— Un jour, il faudra que tu viennes manger à la maison. Ma mère fait les meilleurs gâteaux du monde ! répliqua Charlie plus enthousiaste que jamais.

Surprise, Charlotte buta contre un pavé et serait tombée par terre s’il ne l’avait pas retenue.

— Ça va ? demanda-t-il inquiet. Tu ne t’es pas fait mal ?

— Non, ça va, merci, mais… C’est que j’ai été surprise, bégaya-t-elle encore sous le choc.

— Pourquoi ? demanda-t-il, étonné.

Puis, Charlie s’arrêta, respira profondément avant de lui prendre la main pour l’emmener dans un petit square désert où il l’invita à s’asseoir sur un banc. Charlotte en fut étonnée tout en se gardant de le montrer. Il avait pris un air si sérieux, qu’elle eut un peu peur de ce qu’il allait bien pouvoir lui dire.

— Écoute, Charlotte, commença-t-il en la contemplant avec attention. Je sais que nous ne nous connaissons pas depuis très longtemps toi et moi, mais il faut que tu saches que plus je passe du temps en ta compagnie et plus je me dis que toi et moi, ça peut être plus que ce que nous vivons déjà.

Elle l’observa, choquée, avant de s’adosser contre le banc avec un soupir douloureux. Elle s’était attendue à beaucoup de choses de sa part, mais pas à ça. Elle ne voulait pas comprendre ce qu’il tentait maladroitement de lui dire.

— Je ne te comprends pas, Charlie Weasley, murmura-t-elle du bout des lèvres. Qu’est-ce que tu essaies de me dire exactement ?

— Je n’ai jamais été doué pour ce genre de choses, déclara-t-il en se grattant furieusement les cheveux – ses joues avaient rougi ainsi que ses oreilles. Ce que je veux dire c’est que je me sens bien avec toi et que j’aimerais poursuivre ce qu’il y a entre nous pour voir jusqu’où ça ira… Enfin si tu le veux bien.

Un long silence pesant s’installa après cette déclaration que Charlotte n’avait pas vue venir. Une profonde douleur lui broya la poitrine, mais elle se devait d’être honnête avec lui. Elle ne pouvait pas lui dire oui et partir le lendemain comme une fleur. Elle ne se le pardonnerait jamais et il ne méritait pas qu’elle le traite de cette façon. Elle ravala ses larmes. Elle avait tellement mal, pourquoi s’étaient-ils rencontrés ici ? Pourquoi ne vivait-il pas comme elle en Angleterre ? La vie – et leur histoire – alors, aurait été tellement plus simple, plus belle… Et elle ne croyait pas du tout aux relations longues distances.

— Je voulais te l’annoncer hier, Charlie… en fait, balbutia-t-elle, terriblement peinée. Je ne sais pas comment te le dire…, mais… demain, je retourne en Grande-Bretagne.

— Ah, ça ! dit-il comme si ce n’était rien. Eh bien, tu n’as qu’à rester encore quelque temps ici avec moi !

Elle écarquilla les yeux avant d’exploser d’un rire nerveux.

— Tu es sérieux, Charlie Weasley ?! dit-elle surprise.

— On ne peut plus, Charlotte, répondit-il enthousiaste. Qu’est-ce qui t’empêche de rester encore un peu ici pour voir où ça nous mène ?

— Mais enfin ! s’écria-t-elle outrée. J’ai mon boulot, moi ! Je ne peux pas tout quitter comme ça !

Charlotte s’était presque levée et le toisa l’air furibond. Le regard de Charlie se voila avant de s’ombrager tout à fait.

— Mais moi aussi je travaille, figure-toi ! objecta-t-il d’une voix rauque, la mine assombrie.

Ils se dévisagèrent un moment avant qu’elle ne détourne les yeux. Elle ne savait quoi lui dire. Oui, elle aurait aimé tout plaquer et rester ici, mais ce n’était pas sérieux. Elle allait tout risquer sans savoir dans quoi elle s’embarquait. Elle avait beau en pincer pour lui, c’était encore trop tôt pour ce genre de folie. Il devait bien s’en douter, quand même !

— Je sais bien que tu as ton job, Charlie, répondit-elle d’une voix sourde, mais moi aussi j’ai le mien. Je ne peux pas décemment rester plus longtemps en Roumanie, ma vie est en Angleterre, pas ici. C’est bien trop tôt pour ce genre de décision, et un peu irresponsable aussi.

Elle avait terminé sa phrase dans un ton morne, presque écœurée elle-même de ne pouvoir lui donner raison. Elle voulait qu’il comprenne que tout ne dépendait pas que d’elle, malheureusement.

— Je vois, dit-il d’une voix dure. Excuse-moi de t’avoir proposé quelque chose d’aussi bête.

— Mais non, protesta-t-elle, ce n’est pas…

Elle ne termina pas sa phrase, car il venait de se lever brusquement.

— Écoute, Charlotte, je vais devoir te laisser, marmonna-t-il hâtivement, toujours aussi furieux. Je dois rentrer, j’ai pris trop de temps sur mes heures de services.

— Charlie ! objecta-t-elle en se redressant à son tour.

Mais il ne lui répondit pas et partit à pas vifs dans le sens inverse de la rue qu’ils venaient d’emprunter avant de disparaître. Le cœur battant à tout rompre, Charlotte ne mit que quelques secondes à le suivre, mais quand elle essaya de déterminer où il pouvait bien être, elle eut l’impression qu’il s’était tout bonnement évaporé. Un sentiment de fureur mêlé à de la tristesse déferla en elle aussi rapidement que le venin d’un serpent. Il l’avait plantée là pour une bêtise au lieu de profiter pleinement des dernières heures qu’ils auraient à passer ensemble. Quel imbécile obtus !

— Tu n’es qu’un abruti, Charlie Weasley ! Je maudis le jour où je t’ai rencontré ! s’écria-t-elle, folle de rage, à la foule qui la regarda avec étonnement.

oO§Oo

Charlie ne l’entendit pas, et pour cause, il avait transplané directement jusqu’à la Réserve dès qu’il avait pu. Les propos de Charlotte l’avaient profondément blessé. Il s’était senti stupide sur le coup. Il avait cru qu’elle désirait comme lui quelque chose de plus sérieux et en réalité pas du tout, elle s’en allait le lendemain…

— Demain, bordel ! s’écria-t-il en colère avant de donner un furieux coup de poing contre le mur.

Elle s’était bien amusée avec lui et comme un nigaud, il n’avait rien vu venir du tout. C’était le genre de déconvenue qui lui faisait regretter amèrement son manque d’expérience avec les femmes. Il s’était investi entièrement dans ce début de relation et avait foncé tête baissée. Englué dans ce qu’il ressentait pour elle, il n’avait absolument pas réfléchi. Mais quel crétin ! se rabroua-t-il intérieurement. Heureusement qu’il ne s’était pas confié à elle pour lui avouer ce qu’il était réellement. Finalement, elle ne méritait pas plus que les mensonges qu’il lui avait servis.

Ravalant un hurlement de rage qui l’aurait grandement soulagé, il décida de se concentrer sur ce qu’il réussissait le mieux : son travail.

Les journées passèrent à une vitesse vertigineuse et Charlie oublia presque sa déconvenue avec la jolie moldue dont-il-ne-préférait-pas-se-rappeler-le-prénom. Les seuls moments où il pensait à elle étaient quand il dormait et encore, ce n’était que parce qu’il ne pouvait rien contrôler. Elle venait hanter ses rêves et il ne l’en détesta que plus. Au bout de plusieurs semaines, il décida de prendre une potion sans rêves. Cela ne le fit pas aller mieux, bien au contraire. Quand vint le mois de septembre, trop pris par son travail et ayant accepté une mission périlleuse pour la fin de l’année, il dut se résoudre à envoyer un hibou à ses parents pour les prévenir qu’il ne serait pas là pour Noël prochain. La beuglante de sa mère ne tarda pas à arriver. C’est avec une certaine appréhension qu’il l’ouvrit, non sans avoir lancé un sort d’assourdissement au préalable pour que personne n’entende ce que sa chère génitrice avait à lui dire :

— CHARLIE WEASLEY ! C’EST INCONVENANT ! INCONCEVABLE ! DEUX ANNÉES DE SUITE QUE TU NOUS FAIS FAUX BOND POUR LES FÊTES ! TU NE NOUS AIMES PLUS ! TU PRÉFÈRES TON TRAVAIL ET LES DRAGONS À TA PROPRE FAMILLE ! MÊME TON FRÈRE PERCY FAIT DES EFFORTS ! HONTE À TOI !

C’est vrai qu’il se sentait un peu coupable, mais il n’avait pas réfléchi et puis il ne se sentait pas capable d’affronter tout le clan Weasley dans son état. Il se voyait mal expliquer à sa mère pourquoi voir le bonheur de ses frères et de sa sœur le rendait aussi amer et aigri. Il se cachait la vérité depuis des mois, mais… même les dragons n’avaient pu lui faire oublier la façon peu cavalière dont il avait traité Charlotte. Penser à elle lui tordit les boyaux de façon affreuse. Il avait été injuste avec elle, il le reconnaissait maintenant. Il n’avait pensé qu’à lui sans se demander vraiment ce qu’elle ressentait sur le moment. Il ne lui avait jamais clairement dit qu’il voulait une relation sérieuse et il s’était comporté comme un gamin capricieux alors qu’ils auraient dû discuter des solutions qui s’offraient à eux, mais…

— C’est trop tard, murmura-t-il, dégoûté de lui-même en se passant une main sur son visage.

— Qu’est-ce qui est trop tard ? demanda la voix de James River qui venait d’apparaître devant Charlie en faisant sursauter ce dernier de surprise.

Le dandy était vêtu à la Moldue, avec un costume trois-pièces sombre agrémenté d’un superbe chapeau noir qui lui allait à la perfection.

— Bon sang, James ! s’exclama Charlie, mécontent. Tu pourrais au moins t’annoncer avant d’arriver quelque part !

Ce dernier fit un vague geste de la main avant de prendre une chaise et de s’asseoir dessus comme s’il était chez lui.

— Cela va faire des mois que je n’ai plus entendu parler de toi, cher. Je me suis dit que tu devais roucouler avec ta belle petite moldue.

Charlie, à ces mots, éclata d’un rire plein d’amertume.

— J’ai tout foutu en l’air avant même que ça ne commence vraiment, marmonna-t-il, totalement dépité.

— Ah.

James le contempla un instant avant de soupirer.

— Il est vrai que tu n’as jamais été très doué pour les relations sentimentales. Ta passion des dragons a été la meilleure excuse que tu aies pu trouver pour expliquer ton célibat longue durée. Toutefois, laisse-moi te rappeler que la vie ne se résume pas qu’à ces bestioles-là.

Charlie souffla avant de se poser brutalement sur un tabouret en face de son ami.

— C’est vrai que ta vie amoureuse est un exemple ! se moqua un peu durement Charlie.

Touché ! s’amusa James. Mais, reprit-il, on ne parle pas de moi, mais de toi. J’ai senti quelque chose entre vous deux, j’ai cru que tu ferais un effort…

— C’est une moldue ! s’écria Charlie. Et elle n’habite même pas en Roumanie ! C’était perdu d’avance !

James secoua la tête, dépité par les excuses que lui donnait Charlie.

— Alors tu l’as laissée partir sans même tenter de la retenir ? demanda-t-il toutefois. Vous n’avez même pas fait l’effort de trouver une solution pour vous deux ?

— Laisse tomber, James, ça ne te regarde pas et j’ai d’autres dragons à fouetter pour l’heure.

Son ami se leva de son siège, non sans secouer la tête.

— Tu as raison, Wealsey, j’ai d’autres sujets bien plus importants que toi à traiter. Sur ce !

Il salua Charlie de son couvre-chef et transplana aussitôt, laissant le jeune homme seul avec ses problèmes.

Charlie continuait à ruminer quand il reçut une convocation dans le bureau de son chef. Intrigué, il s’y rendit sur l’heure et se sentit mal à l’aise quand il vit le regard plus que sombre de son patron se poser sur lui.

— Vous m’avez convoqué, Monsieur ? commença Charlie vaguement inquiet.

Pourvu qu’il n’y ait pas de nouveau soucis avec les dragons de l’enclos Est, songea-t-il. Il avait eu son quota de sensations fortes pour le reste de l’année.

— Nous avons un sérieux problème, Weasley.

Charlie fronça les sourcils. Vu l’expression du directeur de la Réserve, cela semblait assez grave.

— Vous souvenez-vous de l’incident du mois de mai avec cette Moldue qui vous avait découverts, vous et le Magyar à pointes ?

Le jeune homme eut un coup au cœur. Il parlait de Charlotte. Il acquiesça, appréhendant déjà la suite. L’homme récupéra derrière son bureau un journal moldu, l’ouvrit et le lança sur la table en un geste rageur. Le fils de Molly Weasley relut plusieurs fois le gros titre du quotidien avant de fermer brièvement les yeux de dépit.

« Des phénomènes étranges en Roumanie ».

— Il semblerait que nous ayons un souci, Monsieur Weasley, marmonna McBurnnett en croisant les bras sur sa poitrine.

oO§Oo

Charlotte était retournée chez elle avec autant de haine que de peine. Comment avait-il pu se comporter ainsi avec elle ? Il avait préféré fuir plutôt que d’affronter la réalité. C’était si facile, et tellement stupide, surtout !

— Honte à toi, Charlie Weasley, marmonna-t-elle entre ses dents pour la millième fois.

Pour oublier sa déconvenue sentimentale, Charlotte avait mis les bouchées doubles dans son travail, oubliant presque les événements du printemps. Pourtant, elle allait vite avoir une sacrée surprise quand elle récupéra les photos qu’elle avait enfin fait développer quelques semaines plus tôt. Elle attendit d’être tranquillement chez elle pour sortir les clichés de l’enveloppe en carton que lui avait remis le développeur.

Elle eut une drôle d’impression quand elle les contempla pour la première fois, tantôt souriante, tantôt en essayant de faire abstraction des sentiments de peines qui s’y mêlaient. Elle eut un véritable coup au cœur lorsqu’elle eut entre les mains la photo qu’elle avait prise de Charlie. Elle sentit les larmes lui monter aux yeux sans qu’elle comprenne pourquoi. Elle n’avait pas eu le temps de s’investir émotionnellement en quelques semaines, c’était impossible, alors pourquoi avait-elle l’impression de vivre un véritable chagrin d’amour ?

— Quelle fille stupide tu peux être, ma pauvre Charlotte ! se réprimanda-t-elle. Il ne vaut pas le coup que tu pleures pour lui.

Elle renifla et reposa la photo du jeune homme sur la table. Aucun mot, aucune larme ne pourraient exprimer pleinement les regrets qui l’étreignaient en ce moment.

— Il ne m’a même pas laissé une chance de m’expliquer, murmura-t-elle tout bas.

Essuyant ses yeux du plat de la main, elle reprit son tri quand un cri s’échappa de ses lèvres.

— Non, c’est impossible ! balbutia-t-elle.

Tremblante, elle se leva et ouvrit le tiroir de son bureau pour en sortir une loupe. Elle s’en servit pour regarder le cliché qu’elle tenait toujours à la main. On y voyait clairement un jeune homme roux tomber d’un balai, dans les airs, ainsi qu’un dragon qui n’avait rien d’une marionnette. Elle reposa le tout et vérifia les autres photos. Il y en avait encore quelques-unes qui ponctuaient la chute de Charlie derrière les buissons. Comment cela était-il possible ? Lui avait-il menti, finalement ? Et qu’était-il exactement ? Elle voulut appeler sa meilleure amie pour lui en parler, mais se ravisa. Ce serait une mauvaise idée, personne ne la croirait malgré ces photos. Elle passa une bonne partie de la nuit à se demander ce qu’elle devait faire et comment elle devait prendre ce qu’elle venait de découvrir. Charlie lui avait menti. Charlie s’était joué d’elle. Charlie ne valait pas le coup qu’elle pense plus longtemps à lui. Charlie était un véritable idiot bonimenteur et sans aucune foi.

Le lendemain matin, elle se rendit comme toutes les semaines chez son fournisseur de fleurs pour faire le plein dans sa boutique, mais elle fut arrêtée en voyant la une du journal local. Ce n’est pas le titre racoleur qui faillit la faire tomber par terre, mais bien la photo en noir et blanc qui était affichée.

— Mais ! balbutia-t-elle choquée, c’est une de mes photos ! Comment…

Elle secoua la tête. Cet imbécile d’Evans a dû la revendre pour se faire un peu d’argent. C’est complètement stupide. Comment peuvent-ils croire « ça » sans aucune preuve tangible ? Elle fit demi-tour et s’enferma chez elle ignorant que faire. Elle ne savait même pas comment contacter Charlie. Lui seul pourrait lui dire la vérité sur cette histoire. Elle avait besoin de savoir, c’était vital pour elle. Elle en était là dans ses réflexions quand la sonnette de la porte d’entrée de son appartement retentit, stridente. Elle n’attendait personne à cette heure-ci, c’est pourquoi, intriguée, elle se rendit directement à la porte et ouvrit sans même regarder par le vasistas. Sur le seuil se tenaient trois hommes habillés étrangement, d’un chapeau melon, de lunettes de soleil et d’un imperméable noir sur un pantalon du même ton. On ne pouvait pas faire plus hostile, songea-t-elle, intriguée.

— Charlotte Fraser ? demandèrent-ils en chœur.

— Oui, c’est moi, répondit-elle, un peu sur ses gardes. Que me voulez-vous ?

L’un deux, sortit une baguette en bois de la poche de son manteau et la pointa vers elle :

— Stupefix !

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A propos Julianna Hartcourt 103 Articles
Auteure de roman et de fanfictions. J’aime écrire sur les univers que j'affectionne et les tordre à ma convenance dans différentes fanfictions ou dans des histoires originales.

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