5. Étude du Comportement Amoureux

5. Étude du Comportement Amoureux

Deux jours. Cela faisait deux jours qu’elle ne l’avait pas vu, songea Charlotte avec une certaine déception. Après leur sortie, ils avaient convenu de se retrouver le lendemain soir pour un véritable dîner en tête à tête. Autant dire qu’elle avait été sur des charbons ardents toute la journée suivante. C’est pourquoi, quand la vieille dame de l’auberge lui avait tendu une lettre provenant de Charlie, elle avait eu du mal à croire ce qu’il y était écrit. Elle l’avait relue plusieurs fois, le cœur cognant sourdement dans sa poitrine. Il annulait leur soirée. Il invoquait comme raison : son travail. Un empêchement professionnel. Sans doute était-ce vrai, ou peut-être pas… Charlotte avait toujours été pessimiste et elle n’avait pu s’empêcher de penser que finalement, elle ne l’intéressait pas. C’était elle qui s’était jetée sur lui pensant qu’il avait voulu la même chose qu’elle. Après, bien sûr, il lui avait pris la main… Mais depuis cette lettre, elle ne l’avait plus  revu. Puis, la veille, Charlotte avait appris qu’il avait quitté l’auberge. Il ne l’avait pas mise au courant et était parti comme un voleur. Elle aurait aimé ne pas être aussi affectée par cette nouvelle, mais malheureusement, on ne commandait pas les élans de son cœur.

Rester enfermée dans sa chambre ne résoudrait pas sa déconvenue, elle le savait bien. Après tout, ce n’est pas comme si elle avait été amoureuse de lui et avait attendu de leur relation plus qu’une simple amitié. Elle soupira profondément. Pour tout dire, ils n’étaient même pas amis, dut-elle s’avouer, fataliste. Ils n’étaient, au final, que de simples connaissances. Il n’y avait rien eu de plus entre eux qu’une rencontre fortuite. Forte de cette idée, elle décida de se rendre toute seule à Bucarest. Elle avait envie de flâner un peu pour se changer les idées. Aucun homme ne méritait qu’elle soit malheureuse pour lui. Elle récupéra une veste puis son sac et sortit de sa chambre en trombe. Elle allait tracer tout droit quand elle fut interpellée par la patronne.

— Mademoiselle Charlotte, s’il vous plaît ! cria cette dernière avec un accent roumain plus prononcé que jamais. Un homme vous attend dans la voiture – une berline noire – m’a-t-il dit, qui se trouve juste devant l’entrée.

Malgré un fort accent, Charlotte comprit assez facilement et elle ne put s’empêcher de sourire largement. Cela ne pouvait être que Charlie. Il avait sans doute voulu lui faire une surprise, se dit-elle, plus rassurée qu’elle ne l’aurait dû. Heureuse, elle sortit et vit effectivement une grande voiture garée non loin de l’hôtel. Quand elle vint à sa rencontre, le chauffeur, qui attendait debout, se tourna vers elle, lui fit une petite courbette, puis lui ouvrit la porte. Elle lui fit un signe de tête en guise de salut et déchanta vite quand elle découvrit celui qui l’attendait à l’intérieur.

— Bien le bonjour, Mademoiselle Fraser ! Je me nomme James River et notre ami commun –Charlie Weasley – m’a demandé de vous faire visiter Bucarest, déclara un homme qui n’était pas Charlie.

La jeune fille le jaugea, la mine sombre. Elle avait cru retrouver Charlie, mais ce n’était pas lui. Quand bien même ce James avait beau avoir belle allure, Charlotte ne pouvait s’empêcher d’être déçue. Son hôte le remarqua, bien évidemment, ce qui la fit rougir de honte. Il n’y était pour rien et elle se comportait comme une enfant mal élevée.

— Je suis désolée de vous paraître capricieuse, mais vous m’avez surprise, se justifia Charlotte en baissant la tête.

— Il n’y a pas de mal, la rassura-t-il. Charlie a eu une complication professionnelle et pour le moment, il ne peut pas être à vos côtés – ce qu’il déplore, croyez-moi. Il vous avait promis de vous faire visiter Bucarest, je tiens donc sa promesse à sa place. Si vous voulez bien de moi, bien sûr !

La jeune fille hocha la tête avant de s’installer plus confortablement contre le siège en cuir de la voiture. La déception éprouvée un peu plus tôt avait disparu pour laisser place à une certaine excitation. James, en plus de lui faire visiter la ville, pourrait également lui en apprendre un peu plus sur son ami. Charlie n’était pas très bavard quand il s’agissait de sa vie privée. Certes, elle le comprenait, pourquoi s’investir dans une amourette qui ne durerait guère plus que quelques jours, mais…

— Vous ne devriez pas vous poser tant de questions, Charlotte, reprit James, coupant ainsi le fil de ses pensées. Surtout pour ce genre de choses. Croyez-moi, continua-t-il affable, Charlie était bien embêté de ne pas pouvoir être avec vous.

Elle cligna plusieurs fois des yeux avant de rougir encore plus fortement que précédemment.

— Je ne pensais pas être aussi transparente, j’en suis navrée, marmonna-t-elle, gênée.

— Bien sûr que vous l’êtes ! Quelle femme ne le serait pas ! s’exclama-t-il. Surtout quand il s’agit d’amour ?

Charlotte se mordit les lèvres. Cet homme était soit le pire misogyne qu’elle ait la malchance de connaître, soit il était tout aussi maladroit que Charlie quand il s’agissait de parler aux femmes.

— Je ne vous permets pas de me parler d’amour, objecta-t-elle avec colère. Qui plus est, cela ne vous regarde absolument pas !

L’homme éclata de rire.

— Bien sûr que cela me regarde, ma chère petite. Je vois bien – je suis loin d’être aveugle – qu’il se passe quelque chose entre vous, sinon jamais Weasley ne m’aurait supplié de m’occuper de vous.

— Oh ! s’offusqua-t-elle avant de croiser les bras sur sa poitrine. Finalement, marmonna-t-elle tout bas, j’aurais dû décliner votre proposition. Je sens que la journée va être affreusement longue.

James se remit à rire avant de la contempler, amusé.

— Je vous promets que vous ne le regretterez absolument pas ! déclara-t-il avec un sourire lumineux.

oO§Oo

Charlie avait envie de dormir sur place, mais il devait encore assurer le transfert du dernier enclos contenant deux Cornelongues Roumains. Pendant son absence, Gustave, le petit nouveau, avait mis par mégarde deux Norvégiens à crêtes ensemble. Il n’était pas parvenu à les contenir et les deux bêtes avaient fini par tout saccager. Tout le secteur Ouest avait été ravagé par les flammes. On l’avait appelé en plein milieu de la nuit pour qu’il puisse leur venir en aide et Charlie n’avait pas réfléchi avant d’accourir jusqu’à la Réserve. C’était son métier, sa passion. Sur le terrain, il se sentait utile alors que pour le reste, il avait toujours l’impression de mettre ses deux grands pieds gauches dans le plat. Ils leur avaient fallu plus de deux jours pour calmer les bêtes affolées et furieuses, puis il s’était souvenu de la belle Moldue qu’il avait abandonnée sans même un « au revoir ». Il lui avait certes laissé un message expliquant une « urgence », mais il ne pouvait s’empêcher d’être anxieux. Il ne voulait pas qu’elle puisse croire qu’il ait fui quoi que ce soit. Il avait beau avoir d’innombrables défauts, ce n’était pas son genre et elle lui plaisait vraiment. Peut-être était-ce là une forme d’épreuve qui permettrait de savoir si elle saurait comprendre ce qu’était sa vie. Le lendemain de leur sortie, il aurait dû l’emmener en ville, mais ne pouvant pas se résoudre à la laisser en plan, il avait appelé James dans l’espoir qu’il puisse lui rendre service en s’occupant de Charlotte. Ainsi, il aurait l’esprit plus tranquille.

Sur le chemin menant à l’enclos où l’attendaient les deux dragons, Charlie eut la surprise de voir que Diego était déjà sur place. Ce dernier affichait une mine lugubre, ses deux avant-bras ainsi que ses mains avaient été largement bandés.

— Je vois que Norbert ne t’a pas épargné, persifla-t-il en le saluant d’un geste de la main.

— Cette femelle est une vraie garce. Comme si c’était de ma faute si elle s’est retrouvée avec Hantz, marmonna Diego en roulant des épaules pour décontracter ses muscles.

— On peut dire que ça a bien chauffé alors, termina Charlie, pince sans rire, avant de récupérer les grandes laisses accrochées à une immense patère.

Diego secoua la tête avant de tendre la main pour attraper la seconde que Charlie venait de lui lancer. Une fois parés, les deux hommes se rendirent à l’intérieur pour récupérer les deux dragons à ramener dans le secteur Nord. Le reste de l’après-midi se passa rapidement. Entre les dragons et les dégâts à réparer, Charlie n’eut guère l’occasion de penser à autre chose.

Quand la nuit fut tombée, il se rendit dans la grande salle commune pour manger et se détendre un peu avec ses camarades. À peine avait-il franchi le seuil que des exclamations retentirent ainsi que des sifflements.

— Que se passe-t-il ? lui demanda Stanislas qui venait de le rejoindre.

Charlie haussa les épaules. Il n’en savait pas plus que lui. Il jeta un coup d’œil vers le fond de la pièce et vit que Christoph, l’un de leurs collègues, était à présent entouré par tout un tas de sorciers. Le jeune homme se tourna alors vers eux, l’air complètement hagard.

— C’est merveilleux ! s’exclama-t-il, son accent allemand ressortant bien plus que d’habitude. Ma femme Olga vient de m’annoncer que je suis papa d’une petite fille !

— Félicitations, mon vieux ! s’écria Charlie en venant lui taper l’épaule. Tu nous avais caché ça ?!

Christoph récupéra sa pinte de bière avant d’en descendre une gorgée, puis essuya la mousse qui dégoulinait sur sa barbe.

— C’est pas que j’aime pas ma femme, mais Olga n’est pas de notre monde, elle ne l’a découvert qu’il y a peu et… ça a été dur alors… Je ne voulais pas l’embêter en vous imposant à elle, répondit le sorcier un peu gêné en se frottant l’arrière du crâne.

Les sorciers présents acquiescèrent tous en signe de compréhension, sauf Charlie qui semblait être ailleurs. Quand leur dîner fut servi, il se mit à table avec les autres tandis que le dénommé Christoph continuait à se faire congratuler pour cette merveilleuse nouvelle.

Après avoir terminé son assiette, il se leva, salua ses collègues et alla directement à ses quartiers. Ces derniers se constituaient d’une chambre et d’une simple salle d’eau. Avisant la pièce principale, il se surprit à regretter cette solitude qu’il avait pourtant choisie. Christoph ne tarderait pas à rentrer en Allemagne et il n’était pas certain qu’il revienne ensuite. Il avait une vie de famille maintenant. Ceux qui travaillaient ici, en général, étaient des célibataires endurcis ou des sorciers ayant déménagé dans les environs, comme leur chef McBurnnett, par exemple.

Avant de se mettre au lit, il se promit de voir Charlotte le lendemain et de passer du temps avec elle. Sa semaine était écoulée et McBurnnett avait statué le problème comme étant résolu. Il n’avait donc plus aucune raison de se retrouver en dehors de la Réserve les jours de boulot. Heureusement, avec ce qui venait de se passer, il avait droit à trois jours de permission. Il en profiterait donc pour les passer avec elle, en espérant qu’elle veuille toujours le voir – après tout, il était un peu parti comme un vulgaire voleur. Il attendait des nouvelles de James d’ici au lendemain matin avec beaucoup d’impatience. Il aviserait à ce moment-là ce qu’il devrait faire avec la jeune femme.

oO§Oo

Charlotte avait passé une journée et une soirée merveilleuse avec James River ! Elle avait poussé un cri de joie quand il lui avait dit qu’il tenait une vieille librairie du côté de Budapest. Elle lui avait promis de lui rendre une petite visite un jour. L’ami de Charlie s’était révélé être une personne charmante et cultivée. Il avait alors été facile pour elle d’oublier toutes ses déceptions pour ne se focaliser que sur le moment présent. Bientôt, elle allait devoir rentrer chez elle. Dans quatre petits jours, elle dirait adieu à cette magnifique contrée. Grâce à James, elle aurait encore de magnifiques souvenirs à conserver. En attendant, après s’être mise en pyjama, elle récupéra son roman en cours et se mit au lit. Elle ne sut jamais comment elle s’était endormie, mais des coups à la porte la tirèrent de son sommeil. Se souvenant qu’il était tard et qu’elle n’attendait personne, elle se leva pour avancer sur la pointe des pieds jusqu’à la porte.

— Qui c’est ? demanda-t-elle d’une voix mal assurée.

— C’est moi, Charlie ! Ouvre-moi, Charlotte.

Surprise, la jeune femme recula avant de se précipiter pour ouvrir. Elle n’eut pas le temps de lui demander ce qu’il faisait là à une heure pareille qu’il se jetait sur elle pour l’embrasser à pleine bouche.

Leur baiser, de passionné, se fit de plus en plus sauvage. Charlotte en fut quelque peu effrayée. C’est avec regret qu’elle tenta de le repousser. Il n’insista pas, mais le regard qu’il lui lança la déstabilisa plus que tout : il était intense, sombre et ne laissait aucun doute sur ce qu’il voulait lui faire.

— Tu as bu ? fut tout ce qui lui vint à l’esprit pour expliquer son comportement.

Elle allait pour refermer la porte quand elle s’aperçut qu’elle l’était déjà. Elle ne se souvenait pas l’avoir fait, mais elle ne s’en formalisa pas. La présence de Charlie l’ébranlait plus que jamais. Elle ne s’attendait pas du tout à le voir à une heure pareille. En fait, elle avait tout simplement cru ne jamais le revoir.

— Non, je n’ai pas bu, Charlotte, dit-il avant d’aller s’asseoir sur son lit défait. Je n’arrivais pas à dormir alors je suis venu ici.

Il se tritura les cheveux quelque secondes avant de revenir à elle. Il semblait bouleversé.

— Tu me manques, dit-il d’une voix rauque.

Eh bien, elle ne s’y attendait pas du tout. Son cœur se mit à tambouriner fort dans sa poitrine. C’était bien le genre de choses qui pouvait la faire craquer complètement. Cela dit, elle se devait d’être honnête avec lui avant tout.

— J’ai bien cru que je t’avais fait fuir, avoua-t-elle en s’asseyant par terre face à lui.

— Pas du tout ! s’écria-t-il. J’ai vraiment eu une urgence professionnelle ! Je te le jure, Charlotte.

— Je vois, répondit Charlotte en hochant la tête.

Elle le croyait.

Il se pencha vers elle et caressa du bout des doigts le contour de son visage. Le contact de ses doigts sur sa peau lui donna des frissons.

— Je me suis dit que je ne devais pas être à ton goût, murmura-t-elle, tandis qu’il se penchait encore un peu plus pour capturer ses lèvres des siennes.

— Au contraire, tu es délicieuse, souffla-t-il avant de la ramener contre lui et de l’asseoir sur ses genoux.

Rassérénée par cet aveu, Charlotte passa ses deux bras autour du cou de Charlie avant d’embrasser son menton où un début de barbe commençait à pousser.

— Qu’est-ce que tu veux de moi ? demanda-t-elle, perdue elle-même dans un flot de sensations incroyables qu’elle n’était pas sûre de savoir gérer ce soir.

— Pour tout t’avouer, ma Charlotte, je n’en sais rien moi-même. J’ai juste envie de me laisser aller à l’instant présent… si tu le veux bien ?

À peine avait-il terminé sa phrase qu’il l’allongea sans attendre sur le lit en pesant de tout son poids contre elle. Ce qui allait suivre promettait d’être des plus intenses, songea-t-elle avant de fermer les yeux et de profiter des caresses de son compagnon. Oui, elle le voulait bien elle le voulait même plus que tout.

oO§Oo

Ils passèrent la majeure partie de leur nuit à se découvrir mutuellement dans des étreintes aussi passionnées que tendres et pleines de ravissement. Ils ne s’endormirent qu’au petit matin. Charlie n’avait pas du tout prémédité ce qui allait arriver entre eux. Après avoir eu un hibou de James lui relatant leur journée et soirée, Charlie avait juste éprouvé une envie irrépressible de la voir. Ensuite, il s’était perdu dans ses yeux aux couleurs du whisky qu’il affectionnait et s’était totalement laissé porter par les événements. Quand bien même l’aurait-il voulu, qu’il n’aurait rien pu empêcher. Ce qu’il avait ressenti alors avait été au-delà de l’imaginable. Cela avait dépassé ses espoirs les plus fous. Merlin savait qu’au fil des jours, il s’était senti de plus en plus attiré par elle. S’il n’y avait eu son travail et sa condition de sorcier, il se serait consacré entièrement à mieux la connaître. Malheureusement, rien n’était simple. Il avait juste voulu la serrer contre lui et à présent, elle reposait, nue, à ses côtés, son corps rougi par l’ardeur qu’il avait mis à l’aimer. Elle n’avait pas été en reste et Charlie se surprit à rougir en se souvenant des choses qu’elle lui avait faites à son tour. Une véritable petite dragonne, songea-t-il avec émotion.

Il y avait indéniablement quelque chose de plus fort qu’un simple amusement entre eux et une boule dans sa gorge se forma. Elle était Moldue. Comment allait-il gérer ce fait qu’il ne pouvait changer d’un coup de baguette magique ? Il n’avait jamais été de ceux qui exècrent les moldus, bien au contraire ! Sa famille les avait toujours plutôt bien aimés. D’ailleurs, même son père adorait découvrir et étudier leur technologie. Mais les côtoyer ? Hormis Charlotte, il en avait très peu connu. Fréquenter des Moldus ne lui semblait ni positif ni négatif, en fait il n’en savait rien et pour le moment cela n’était pas son principal souci. Fatigué, il se frotta les yeux avant de se rallonger sur le côté. Il aviserait tout ça en temps voulu.

Ce fut une légère plume passée sur son visage qui le réveilla. Charlotte se tenait à ses côtés, toute fraîche et habillée tandis qu’une forte odeur de café imprégnait la chambre.

— Je t’ai apporté le petit-déjeuner, mon beau au bois dormant, déclara-t-elle avant de se détourner le temps de prendre une tablette sur laquelle étaient posés un pot à café et quelques viennoiseries françaises.

Il prit le café et avala la boisson brûlante d’un trait ce qui lui valut un sifflement admiratif de la part de sa compagne.

— Tu n’as pas peur de te brûler l’œsophage, toi ! s’exclama-t-elle. Cela dit, tu m’as l’air d’avoir l’habitude du feu…

Cette dernière phrase sonnait comme une question détournée. Charlie n’était pas stupide, il savait qu’en le voyant nu, il ne pourrait cacher toutes ses cicatrices dues aux brûlures causées par des dragons. Il aurait pu utiliser un sort de camouflage, mais il avait jugé qu’il lui mentait déjà assez comme cela.

C’était ce côté de leur relation naissante qu’il aimait le moins. Il était un Weasley, et ses parents lui avaient toujours inculqué l’importance de toujours être franc avec ses amis, encore plus pour la personne qui partageait votre vie. Mais Charlotte ne partageait pas encore tout à fait sa vie… enfin, pas encore.

— Je suis pompier volontaire – merci James, pour cette idée lumineuse que lui-même n’aurait jamais trouvée tout seul – et il y a eu quelques petits incidents qui m’ont causé diverses brûlures.

— Mais vous n’avez pas des vestes et des pantalons anti-feu ? demanda-t-elle sceptique en croisant les bras sur sa poitrine.

Charlie soupira et décida de feinter sa question par un moyen qu’il avait vu faire d’innombrables fois par ses frères avec leurs compagnes. Il lui prit les bras pour l’attirer contre lui et l’embrassa à pleine bouche. Il pria Merlin très fort pour que cette diversion marche aussi bien qu’avec ses belles-sœurs.

La jeune femme s’abandonna contre lui et bientôt les seuls sons qui sortirent de la bouche de sa belle petite Moldue furent des soupirs de plaisir.

Merci Merlin, cette tactique marchait vraiment !

À suivre

A propos Darklinne 111 Articles
Auteure de roman et de fanfictions. J’aime écrire sur les univers que j'affectionne et les tordre à ma convenance dans différentes fanfictions ou dans des histoires originales.